Interactions insectes-plantes

« Interactions insectes-plantes dans une perspective de protection des cultures », la dernière édition de la série de la revue internationale « Advances in Botanical Research », publie des revues approfondies et actualisée sur un large éventail de sujets dans les sciences des plantes. Ce mois-ci , un volume spécial co-édité par Paul-André Calatayud (DEEIT, IRD) est consacré aux interactions insectes-plantes. Cet ouvrage aborde différents aspects de ces interactions de la paléontologie et de la biologie évolutive à l’agro-écologie et à la protection des cultures.

Cette entrée a été publiée le 7 février 2017, dans Nouvelles.

Quand l’histoire d’EGCE rejoint celle du campus de Gif

Pierre Capy et Yves Carton sont tous les deux cités dans le livre de Denis Guthleben « Histoire d’une cité scientifique, Le campus du CNRS à Gif-sur-Yvette (1946-2016) ». Ce livre propose un cheminement à travers l’histoire du campus CNRS. Il est abondamment illustré et fait la part belle aux témoignages de scientifiques du campus.

Cette entrée a été publiée le 3 février 2017, dans Nouvelles.

Léonidas Tsacas nous a quittés

Après une formation agronomique en Grèce, Leonidas Tsacas, est venu à Paris préparer une thèse sous la direction du Professeur B. Possompès. Auparavant il avait été recruté comme stagiaire de recherche au CNRS en 1957. Cette thèse, soutenue le 8 juin 1961, portait sur la structure et le fonctionnement de la tête et des pièces buccales des larves prédatrices de Rhagionidae (Diptères). Après sa thèse il fut fortement incité par Charles Bocquet à venir travailler au laboratoire de Gif-sur-Yvette, en particulier sur la systématique des Drosophiles.

A partir de 1967, son activité s’est partagée entre le laboratoire CNRS de Gif et le Museum de Paris, où il a organisé la très remarquable collection des Drosophilidés africains, sans doute la plus importante au monde. La faune des Drosophilidés d’Afrique comporte plus de 550 espèces, dont plus de la moitié ont été décrites par L. Tsacas. Ces travaux taxinomiques ont été très largement effectués à Gif. Les drosophiles sont aussi un modèle pour comprendre les mécanismes de l’évolution biologique, ceci étant dû en grande partie au fait que Drosophila melanogaster fut le modèle princeps de toutes les études génétiques. Un autre avantage des drosophiles est que beaucoup d’espèces peuvent être conservées en élevage. Ainsi L. Tsacas établit une remarquable collection d’espèces africaines vivantes, collection souvent sollicitée par des chercheurs étrangers.

  1. Tsacas est fortement aidé dans ses travaux par la création, au CNRS, d’une « recherche coopérative sur programme » (RCP) dont il prend la direction. Une prospection méthodique du continent africain va le conduire, lui et ses collègues, à découvrir plusieurs espèces nouvelles appartenant au sous-groupe melanogaster. En 1973, seules trois espèces avaient été décrites : D. melanogaster Meigen 1830, D. simulans Sturtevant 1919 et D. yakuba Burla 1954. Six autres espèces vont être découvertes et décrites au laboratoire :

1971                  D. teissieri                 Tsacas             Afrique tropicale

1974                  D. mauritiana             Tsacas et David          Ile Maurice

1974                  D. erecta                    Tsacas et Lachaise     Afrique tropicale

1978                  D. orena                     Tsacas et David          Afrique tropicale

1981                  D. sechellia                Tsacas et Bächli         Iles Seychelles

2000                  D. santomea               Lachaise et Harry       Sao Tomé

 

Cet ensemble d’espèces, dites « jumelles », a servi et sert encore de modèle à une large communauté internationale pour développer des recherches dans des domaines très variés, les rapports phylétiques étroits entre ces espèces facilitant une approche évolutive des grandes fonctions biologiques.  Plusieurs chercheurs du laboratoire vont trouver là un modèle assez exceptionnel pour développer des travaux, durant plus de trente ans, sur les aspects génétiques et évolutifs de ce groupe. L. Tsacas va aussi encourager le développement de ces recherches par de nouveaux recrutements En 1969, celui de Françoise Lemeunier (au départ sur un poste universitaire, elle intégrera ensuite le CNRS) qui  deviendra une spécialiste de renommée mondiale pour la cytogénétique des drosophiles. En 1972, Daniel Lachaise est recruté sur un poste CNRS. Il deviendra le spécialiste reconnu de l’écologie des drosophiles africaines. L. Tsacas a quitté le laboratoire de Gif à la fin des années 90 pour se consacrer au Muséum de Paris.

Tsacas nous a quittés le 25.10.2016. Son œuvre à laquelle est associée Marie Thérèse Chassagnard, sa fidèle collaboratrice pendant de longues années, constitue une référence dès lors qu’il s’agit de décrire ou d’identifier les espèces. Son nom restera pendant longtemps dans la mémoire des systématiciens et des évolutionnistes.

Cette entrée a été publiée le 19 décembre 2016, dans Nouvelles.

Jeudi de la Recherche

Nicolas Pollet (Polygnome) a reçu le jeudi 1er décembre du public dans le cadre des Jeudi de la Recherche (organisé par le CVC et la mairie de Gif/Yvette. http://www.cvc.u-psud.fr/spip.php?article32). Il a commencé par une conférence sur le thème du Microbiote des amphibiens suivie d’une visite de son laboratoire.

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Cette entrée a été publiée le 2 décembre 2016, dans Nouvelles.

Empreinte du vivant l’ADN de l’environnement reçoit un prix

Le livre Empreinte du vivant l’ADN de l’environnement coordonné par Dominique Joly (PACS), Denis Faure et Sylvie Salamitou (Communication EGCE) et co-édité par le CNRS et le cherche-midi a reçu le prix du livre de l’Environnement 2016 de la Fondation Véolia. La remise du prix s’est faite à la foire du livre à Brive-La-Gaillarde le 6novembre 2016.

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Cette entrée a été publiée le 7 novembre 2016, dans Nouvelles.